Aller-retour dans une bourgade surchauffée (40° aujourd’hui) pour une mosquée qui n’en valait pas la peine. Sa forme est celle des églises syriaques (je ne sais plus si c’est une ancienne église ou non), le décor de sa façade consiste en une série de tortillons assez ridicules. L’intérieur est plutôt banal. De très hauts et très gros piliers carrés la font ressembler à une commanderie de templiers. Le mihrab a un décor tapissant de frises en coufique végétal et géométriques. Peu de relief, une certaine sécheresse, comme à Kayseri.
Retour assez express à Mardin, donc. A l’aller, il a fallu subir deux jeunes pétasses vêtues en Anatoliennes de choc, couvertes de la tête aux pieds d’un imper et de leur foulard, qui avaient tenu à se placer dans l’axe de la fenêtre tout en la faisant fermer. Des fois qu’elles attrapent la mort sous leurs kilos de nylon et de tergal… grognasses, va. Il faut toujours que ça se balade avec un air méprisant avec le ferme dessein de faire chier le monde. M’en fous, si j’avais été malade, je leur aurais vomi dessus.
Au retour c’était différent, c’est le moteur du dolmush qui a lâché. C’est-à-dire qu’il vrombissait épouvantablement et le chauffeur préférait ne pas s’arrêter de peur de ne pouvoir redémarrer. Les passagers montaient et descendaient au vol.
